On rembobine les instants de bonheur et on supprime les larmes.



Tourne, tourne, assise sur mon cheval blanc, ma vie est un manège qui tourne en rond. Je m'agrippe, je tiens fort mais le déséquilibre me fait tomber de fatigue. On dit que tout passe mais en réalité, tout s'entasse. J'ai le mal du passé. Une envie de rembobiner mes souvenirs mais mon magnetoscope est cassé....Aimer le vide est un sentiment de déjà vu. Aimer un être inconnu est une envie de rêver. Aimer le rien, qui ne l'a jamais vécu. Aimer en solitaire est une montagne de pensées. Aimer l'impossible pour faire passer son temps. Aimer l'indispensable pour ne pas regretter. Aimer tout court pour vivre.



Il est un monument d'espoir sculpté dans l'imaginaire.
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# Posté le lundi 01 septembre 2008 04:39

A force de se retenir d'aimer on peut en perdre la capacité mais bon, on n'a rien à perdre quand on aime personne, n'est-ce pas? Je n'aime pas faire semblant, tu peux continuer à le faire tout seul.
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# Posté le lundi 01 septembre 2008 04:36

La vie est une chaussette trouée.

Je déteste absolument les contes de fées des autres. Ils m'énervent à un tel point. Je dois être jalouse. Oui. Ce doit être cela. Je me demande souvent pourquoi cela ne m'arrive jamais, pourquoi dois-je toujours être spectatrice de ces scènes qui brisent mon coeur et qui le mettent en poussière. Mais vous savez quoi? Je dois sûrement être sado-maso car j'adore cela. Mon monde est devenu si triste. On n'y voit plus que de la brume et de la pluie en permanence. Mon sourire est menteur et ne fait plus plaisir mais ne dit-on pas que les gens tristes ont en les plus beaux? Non, ne croyez pas à ces bêtises de philosophe du mercredi. Voyez-vous le sourire que j'ai sur les lèvres, peut-être cache-t-il la douleur que j'ai sur le coeur. Personne ne le saura vu que je garderai le secret jusque dans ma tombe. Il faut s'y faire car le monde est devenu un immense tableau blanc, rempli de ratures, et d'idées noires. Et si l'on changeait tout cela en un seul coup de pinceau? Vous en dites quoi? Est-ce une bonne idée? Malheureusement, cela est impossible. Le monde ne changera pas de si tôt. La vie est débile, stupide, incompréhensive. Elle ne sera jamais autant bien que la télé, qui est devenue indipensable à notre existance, car on ne peut pas zapper les chaînes dès que l'envie nous vient. Vous êtes fatigués? Alors restez dans vos fauteuils à vous goinfrer de chips, de chocolat et de bière acheté après le boulot dans le supermarché miteux du coin. Restez chez vous. Cela ne vaut pas la peine de lever le petit doigt car vous vous fatiguerez à coup sûr, en plus, cela ne servirait à rien. La déprime c'est trop long à guérir...alors, on continu...on ne change rien à nos habitudes.

Parce que je n'ai plus envie d'essayer que tout aille mieux, c'est simple.
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# Posté le lundi 01 septembre 2008 04:28

Parfois, quand on regarde en arrière, on se rend compte que l'on aurait aimé faire différemment certaines choses. Puis, un bon matin, après y avoir réfléchi longuement — et parce qu'on en avait envie — on écrit ces mots. Petits et simples. Courts et honnêtes. Juste ce qu'il faut pour exposer notre pensée. On pense à chacun d'entres eux, on veut choisir les meilleurs. Tout vouloir dire et ne rien dire, en même temps. On enlève un verbe de trop. On ajoute une phrase. On en efface une autre. On recommence. Et on hésite. On se demande si on fait la bonne chose. Bien que les intentions soient bonnes, l'autre le comprendra-t-il? Ignorera-t-il ces mots si bien choisis? On hésite encore, on se dit “Merde” et on l'envoie. Inquiet. De la réponse qui suivra, s'il y en a une.
...et il n'y en a pas eu.

Et même si ces mots sont morts, quelque chose y brûle encore.
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# Posté le dimanche 31 août 2008 19:21

Modifié le lundi 01 septembre 2008 04:33

On écrit pour exister au travers des mots car sans eux nous ne sommes rien

Avec le temps et la distance, j'ai compris que nous étions différents, que nous étions deux. Il nous fallait un moment, il nous fallait un instant et on n'en avait pas. Ou plus. On ne courait plus, on reculait pas à pas. Lui, il m'attendait et toi...en fait, je ne sais pas ce que tu as fait. Je n'étais simplement pas certaine. Mais bon, je n'étais jamais certaine. Je n'étais même pas certaine d'être un jour certaine, et ça me désolait, en même temps que les gens qui étaient toujours sûrs de tout me déprimaient. Je trouvais que mes doutes, au moins, étaient plus honnêtes. [...] J'aurais dû commencer à être habituée à l'incertitude - c'était tout ce qui m'entourait depuis des mois déjà, et je me demandais même si j'avais déjà touché à autre chose, si à un seul moment dans ma vie il m'était arrivé d'avoir pied. Peut-être qu'auparavant cette errance ne me dérangeait pas, ai-je pensé en attrapant machinalement un éclat de chocolat. Peut-être que je suis simplement arrivée au bout de mon souffle.

[...] « et n'oublie pas ceci : c'est que souvent l'amour meurt
parce qu'on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu'on avait fait pour l'inspirer. »

Alfred de Musset
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# Posté le dimanche 31 août 2008 19:19

On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas

J'ai souvent tendance à regarder en arrière et à regretter le temps d'avant. J'ai la mauvaise habitude de ressasser les souvenirs jusqu'à avoir la déprime bien blottie contre moi. Je pleurs seule. Je porte un attachement inconditionnel aux photographies, aux petits souvenirs futiles, aux moments anodins. Je les repasse en boucle dans ma tête, juste pour être certaine de ne jamais les oublier. Et chaque son, chaque odeur, chaque couleur provoquent un retour dans le passé. Je passe ma vie en arrière. J'oublie parfois de vivre l'instant présent. C'est peut-être pourquoi j'ai du mal à grandir et à changer. Une année est passée et pourtant, je me sens encore comme cette petite fille qui, il y a 366 jours, ne savait pas ce qu'elle voulait de la vie. Un peu perdu dans la blogosphère que je me suis crée, je joue un personnage fictif, déguisée ou travestie sous une plume tricheuse. Je ne suis pas moi mais celle que j'ai toujours voulu être, avalanche de mots surfaits et remaniés à l'infini. Jamais contente, je joue à tournoyer mon stylo à bille entre mes doigts et tapoter sur les quelques touches de mon clavier d'ordinateur, pour vous parler de ce que je sais le mieux faire, mentir. Dans le fond, que savez-vous exactement de moi? Rien. Vous pensez peut-être que nous sommes pareils, vous et moi, car vous arrivez à ressentir les émotions que je veux créer à travers mes belles phrases sans aucune profondeur. Eh bien non, ne prétendez surtout pas me comprendre. Je ne suis pas du tout cela. Je n'ai pas une belle vie, en fait, je n'ai rien du tout. Avec aucun talent en poche, je réussi ma vie en trichant. Je pense qu'on arrive à de telle conclusion lorsque l'on n'a plus rien à perdre. Ma vie est illusion de mes paroles et je crois bien que c'est la chose la plus triste qui pouvait m'arriver. Mais ne vous inquiétez surtout pas pour moi, je vais devoir me reprendre et faire face aux changements. Oublier le passé, commencer enfin à vivre dans le présent et penser au futur. Sans mentir. Sans jouer. Sans fuir. J'ai remarqué qu'il y a des êtres que l'on repousse sans cesse, un jour, inévitablement, ils arrêteront de revenir et étant donné que l'on les désire si ardemment que l'on va devoir périr, seul. Je n'ai plus envie de devoir dire "Je ne veux pas que tu reviennes, j'aurais juste voulu que tu restes." Moi, je ne veux pas cela. Non. Absolument pas. Dans la vie, plus les choses changent, plus elles restent les mêmes mais parfois, le changement a du bon. Le changement est tout. Alors changeons.

«Qu'est-ce qui pousse certains auteurs à se cacher derrière un pseudonyme ; est-ce qu'un écrivain, finalement, possède une existence réelle ?»
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# Posté le dimanche 31 août 2008 19:13

Est-ce que ce garçon-là valait la peine? Je n'en sais rien. Mais il valait ma peine.

Je le sais. Vous passerez et ne prendrez pas le temps de lire. Cela est parfait. Je pourrais donc m'exprimer sans tabou et sans retenue. Tout s'embrouille. Je vois ces semaines qui passent, ce temps qui file. Chaque semaine m'éloigne de mon passé, chaque jour me rapproche de mon futur. Chaque heure qui passe m'éloigne du manque. Le temps efface ma peine. Je n'y aurais jamais cru et pourtant. J'oublie, je parle au passé, sans pour autant effacer ce qui m'appartient niché au fond de moi. Et je songe à mon présent. De nouveaux êtres qui entrent dans ma vie. De nouveaux regards auxquels je m'attache. Une nouvelle main qui saisit la mienne. Sourire. Aujourd'hui pour de vrai, en ne pensant qu'au fait que je sois heureuse au moment présent avec un être si formidable. Se dire qu'il faut ré apprendre à s'attacher à quelqu'un sans trop avoir peur, sans craindre de périr un jour inconnu. Réapprendre à vivre pour le moment présent. Oublier les maux qui m'ont rongé. Se remettre à rêver. Retrouver la spontanéité de se serrer contre un garçon. Ne plus étouffer mon malaise quand ceux-ci m'effleurent. Réapprendre la sensualité. Se rééduquer à l'autre, sans que le c½ur et le corps n'aient de flash-back sur des images et des sensations passées. Commencer un nouveau récit qui aurait pour titre : « A la fin de cette page, serais-je à nouveau capable d'aimer ? »
Désormais capable de redire : « Je tiens à toi ».

Je suis encore si fragile.


Que se passe-t-il?
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# Posté le dimanche 31 août 2008 19:10

Modifié le samedi 17 janvier 2009 17:32

...il y a des choses qui ne s'expliquent pas.

Dans un sens, tu es l'être que je n'attendais pas. Tu es arrivé dans ma vie, un après-midi sans prendre rendez-vous. Sceptique dès les premiers mots partagés, j'ai compris, par la suite, que je ne pouvais plus me passer de toi. Les saisons, les mois, les jours et les heures ont défilé sans que je puisse apercevoir qu'enfin de compte, tu avais volé mon c½ur. J'ai le tournis. Exquise gourmandise. Ce manège qu'est la vie, tournoie à un rythme infernal, entraînant mes frêles épaules dans un mouvement méphistophélique.



« Parfois j'ai l'impression que lui et toi, vous vous cherchez les yeux grands ouverts sans vous voir. »

De Hubble, en parlant de moi et de louiiiis*.
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# Posté le vendredi 25 juillet 2008 23:43

Modifié le samedi 17 janvier 2009 17:32

"Comment c'est possible? Comment peut-elle ressentir autant de sentiments pour quelqu'un qu'elle ne connait même pas? Un coup de foudre? Non. C'est simplement une bourrasque d'émotions."
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# Posté le jeudi 10 juillet 2008 17:21

Modifié le lundi 16 février 2009 05:13

« Ne pouvez-vous traiter un esprit malade, arracher à la mémoire un chagrin enraciné, effacer les soucis écrits dans le cerveau, et grâce à quelque antidote de doux oubli, soulager la poitrine oppressée du poids périlleux qui pèse sur le coeur? Il faut ici que le malade soit son propre médecin. »
Shakespeare

« Tous le monde va au paradis. Tous, sans exception. » Je me souviens encore de ces soirs lorsque Papa venait me border et me lire une histoire avant de m'endormir avec un bisou sur le front. Il me disait souvent que j'étais la seule femme de sa vie et qu'un jour, on s'en irait d'ici, de cette maison perdue au milieu de nul part. Il travaillait dur pour cela, je le sais. J'aimais sa présence, j'aimais le fait qu'il soit près de moi. J'aimais cela. Il était grand, il était intelligent, il était gentil...tout le contraire de Maman. Maman, elle, ne m'aimait pas et ne m'avait jamais aimé. Elle passait ses journées à boire et à me frapper avec l'une ou l'autre des ceintures que Papa rangeait dans le tiroir du haut de ma commode et elle me demandait : « Tu en as assez ? Tu en as assez ? » Oui, j'en avais assez mais je n'osais pas lui répondre car les coups devenaient de plus en plus violents chaque jour qui passait. La haine venait envahir mon âme déjà remplie de tant d'injustice. Un jour, je crois que c'était avant les vacances de Noël, ou pendant, je ne m'en souviens plus. Il est venu me voir et rien n'a plus été pareil. Jamais. Avant, je dormais bien. Papa chassait les monstres qui se trouvaient sous mon lit. Il allumait la lumière et le croque-mitaine s'enfuyait. Et puis, il a tué Maman. A ce moment-là, je me trouvais à l'angle de la porte de ma chambre. J'avais entendu un bruit dans les couloirs. Il devait être dans les environs de 2o heures car Maman prenait sa douche habituelle. Je me suis faufilée en dehors. Il faisait déjà nuit et personne n'avait allumé de lumière dans la maison. J'ai eu peur durant un instant car je pensais que quelqu'un était en train de nous cambrioler. Je l'ai vu, il tenait une batte de baseball à la main. En passant, il m'a sourit et m'a demander de ne pas faire de bruit. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je n'avais que 6 ans. Il s'approcha de la salle de bain, un marteau à la main. On entendait encore l'eau couler du robinet derrière la porte. Il bondit soudain sur elle et en quelques fractions de secondes, il l'assomma à trois reprises. Le sang éclaboussa les miroirs accrochés au mur. Elle ne cria pas, ne supplia pas. Couchée sur le sol, elle resta immobile et le regarda. Son front était barré par une profonde entaille qui saignait abondamment, fonçant bientôt le blanc de sa robe de chambre. Soudain, son regard se tourna vers moi. Elle avait l'air de dire qu'elle était désolée mais je ne la croyais pas. Jamais. J'eus soudain une pensée ignoble, j'étais contente qu'elle meure. Papa referma la porte et j'entendis un grand cri et puis...plus rien. Un silence digne d'un enterrement. Je suis retournée dans ma chambre et me suis rendormie. J'avais même fait un joli rêve ce soir-là. Papa est venu me réveillé le lendemain pour me dire que je ne devais plus avoir peur mais que lui, il devait s'en aller, qu'il ne pouvait plus rester près de moi. Je crois même qu'il a pleuré en sortant, accompagné de deux policiers. Une dame est venue vers moi lorsque Papa a quitté ma chambre et elle m'a demandé de la suivre. Je me suis habillée de ma robe à fleurs rose et suis sortie. J'ai jeté un regard vers la salle de bain et je l'ai vu, allongée sur le côté, tel un cadavre oublié, une jambe tendue, l'autre pliée. Ses yeux étaient grands ouverts. Je suis partie sans me retourner. Plus jamais je ne revis cette maison, plus jamais je ne revis mon père. J'ai vécu 5 ans dans un hôpital psychiatrique car l'on pensait que j'avais subit un choc énorme. Ce n'était pas le cas. Rien n'avait changé. J'ai fait la connaissance d'enfants comme moi, eux aussi avait perdu leur père dans les mêmes circonstances. On était enfermé ici et on nous obligeait à prendre des médicaments tous les jours. Je ne les aimais pas du tout car il n'avait aucun goût. Ceux que Papa me donnait avaient du goût, eux. Oh, ce qu'il me manque. J'ai appris quelques années après mon entrée à l'hôpital que des Messieurs l'avaient mis sur une chaise et qu'il en est mort. J'ai demandé à l'infirmière, celle qui aime jouer avec nous, s'il était au paradis et elle m'a dit que les personnes comme Papa n'y allaient pas. Je lui ai dit que ce n'était pas vrai qu'elle mentait parce que mon Papa m'avait toujours dit que tous allaient au paradis. Ce sont des monstres, je les déteste. A partir de ce moment, j'ai eu des crises d'angoisse, des picotements dans la poitrine. Je me retrouvais souvent seule, plus personne ne voulait jouer avec moi car selon eux, j'étais devenue violente et trop insolente car je criais sur tout le monde. Lorsque je suis sortie d'ici, je n'avais nulle part où aller. On m'a traîné de famille en famille et jamais personne n'a voulu de moi. Je me suis dit qu'il fallait que je change si je voulais de nouveau un papa comme Papa. Je venais d'avoir 15 ans lorsque l'on m'annonça qu'enfin, on avait trouvé une famille pour moi. J'ai eu 3 frères et 1 s½ur avec qui je passais beaucoup de temps. Ma mère était très jolie, et mon père, très gentil. Je les aimais bien. Ils étaient ce que je recherchais depuis toujours, de la stabilité. On partait pour les vacances d'été à la mer, et celles d'hiver en montagne. Mon père m'a même acheté un chien que je nommai Charlie. Il était tout brun avec un museau noir. Tout le monde l'adorait mais un jour, il disparut. Personne ne su où il était, excepté moi. Je leur ai dit : « Tous le monde va au paradis. Tous, sans exception. » En allant à l'université, j'ai rencontré un garçon. Il s'appelait Ben. Nous étions inscrits aux même cours de droit. Le métier d'avocat nous intéressait et un jour, il m'avait même demandé en mariage. Nous vivions heureux, jusqu'à ce que je découvre qu'il me trompait avec ma s½ur. Je n'en ai jamais voulu à ma s½ur, ah ça, non, mais lui, il me répugnait et l'envie de le tuer me démangeait. Première peine de c½ur. Je crois que je ne m'en suis jamais remise. J'eus de nouveau mes crises d'angoisse et on me donna des médicaments qui, selon moi, me rendait encore plus folle que je ne l'étais déjà. L'idée de tuer me revenait de plus en plus souvent depuis que je prenais ces médicaments mais cela ne me déplaisait pas. J'en prenais encore plus pour y penser. Je me faisais même des scènes lorsque seule à la maison, je tenais un couteau à la main. Un jour, c'est arrivé. J'ai décidé de passer à l'action...pour voir, pour ressentir les frissons, tout simplement. Lui, je l'ai trouvé à mon cours de jardinage. Il était grand, beau, les yeux bleus...étrangement, il ressemblait à Ben, quand, j'y repense, ils se ressemblaient tous. Je l'ai invité à venir boire un verre à la maison et il est venu. Il était assis sur le nouveau canapé blanc que je venais d'acheté. En faisant attention de ne pas devoir le salir, je l'ai invité à s'asseoir sur le fauteuil en cuir, c'est plus facile à nettoyer. Je suis partie dans la cuisine et lorsque je suis revenue, je tenais un couteau à la main. Il ne me voyait pas, alors j'ai essayé de me faufiler le plus discrètement possible vers lui. Avec un geste rapide, je le lui ai enfoncé en pleins dans la nuque. Il émit soudain un gémissement aigu. Je riais au fond de moi, comme si toute cette scène me rendait heureuse. En prenant soin de ne pas le tuer, je lui en ai enfoncé un autre à l'avant, avec un petit mouvement vers le haut. Il avait l'air horrifié mais n'arrivait plus à bougé. Il me regardait avec de gros yeux globuleux. Je ne pouvais plus rien faire pour lui. Il commençait à mourir à petit feu. Je l'ai laissé là sur le sol du salon et je suis partie à la douche. Tout cela m'avait épuisé. J'ai réfléchi à comment m'en débarrasser. Il était encore vivant, je ne pouvais donc pas le découper comme cela. J'avais sa tête à porter de main alors je suis allée fouiller dans ma boîte à outil et j'en ai sorti un marteau. Je lui ai dit : « Tous le monde va au paradis. Tous, sans exception. » et je lui ai fracassé le crâne. Après l'avoir soigneusement dépecé et coupé en petites tranches, je l'ai déposé dans de barquettes que je suis allée offrir à mes voisins. Ce n'était pas la dernière personne que je tuais et j'allais encore tuer jusqu'à ce que je rejoigne mon père parce que « Tous le monde va au paradis. Tous, sans exception. »
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 19:34

Modifié le dimanche 31 août 2008 19:16