Si t'as les pieds coincés dans la passé, tu te cognes forcément la tête dans le présent...
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Ces derniers jours, je me sens tellement déconnectée de tout ce qui m'entoure. J'ai une impression d'être de trop, de ne pas me sentir à ma place dans ce monde. Je suis confrontée à cette chose que l'on nommerait inconnu dont certain ferait marche arrière car ils craigennt ce qui les attendent, la douleur, les peines de coeur. Vous savez, dans ces moments de doute, on se pose bien des questions. "Qu'est-ce que je fais ici?" "Y-a-t-il quelqu'un qui m'aime?" "Suis-je seule à ressentir cela?" "Est-ce que que je sers à quelque chose?" Eh oui, je vous l'avez dit. Ma tête est devenu une sorte de poubelle où on y jette des tas de bout de papier griffonnés au stylo bleu. Je pense qu'à un instant à l'autre, tout cela devra déborder mais où? Je n'en sais pas encore. Tout est bien flou tel un brouillard un matin d'automne mais on fait avec, c'est comme cela. Il vaut mieux garder pour soi et laisser les autres vivre, vivre du bonheur, du peu qu'il puisse y avoir sur cette terre et en profiter le plus possible. Je crois que j'arrive à une intersection de ma vie, là où on doit faire un choix crusial. Je ne vous dirais pas que j'ai peur, ni que je suis perdue et que j'ai besoin d'aide à tout pris. Je vous mentirai encore une fois mais ce n'est pas bien grave, n'est-ce pas? Ma bouche est bien cousue par des fils dont il est bien difficile à enlever. Je m'approche pas à pas du carrefour avec ma carte de route à la main, il faut que je choisisse mon chemin, tourner à gauche, à droite ou tout droit contre le mur en béton, dans lequel je me suis déjà fait mal tant de fois. Je crois que ma réponse est assez simple. Je vais prendre tout droit et fermer les yeux car je veux simplement traverser cet obstacle au lieu de devoir encore le détourner à cause de cette lâcheté qui se trouve en moi. Je préfère avoir des maux maintenant que trop tard. Ne vous inquiétez pas, je prendrais mon courage à deux main cette fois et je courirais comme Harry Potter sur la voie 9 3/4 de la gare King's Cross.
Allez, c'est parti pour un tour de douleur, on se retrouve à l'hôpital dans pas longtemps?
Rose Kennedy a dit: « On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages et la douleur diminue, mais elles ne disparaissent jamais... »