Mieux vaut avoir un coeur éclaté et éparpillé que de t'aimer.
...que des paroles sans signification sous la colère.

C'est l'automne avec ses feuilles jaunes, orange, rouges et il fait bien froid dehors tandis que dans mon coeur, un début d'incendie commence à se manifester. Et tout cela serait à cause d'une seule allumette oubliée dans une boîte en carton posée au coin de la chambre. La douleur est telle que je pourrais la comparer au moment où je l'arracherais et que je commencerais à l'observer comme si de rien n'était. J'étais allongée là depuis quelque chose comme un million d'années. Enfin, on dira seulement deux jours. Tout le temps, je t'entends parler dans ma tête, ton visage me sourit et je n'arrive pas à le faire fuir. Je n'ai pas réussi à enlever ta photo qui se trouve collée au mur. Tout le monde dit que je devrais passer à autre chose. Tout le monde sait que j'attends toujours. Je me fiche de ce qu'il coûte d'être avec toi. Je t'ai dans la peau et peu importe ce que je fais, je ne suis rien sans toi donc je ferai tout ce qu'il faudra. J'ai réfléchi à comment nous aurions pu faire les choses différemment. J'aurais pu jurer t'avoir entendu m'appeler mais cela devait être qu'un mirage vu que tu ne veux même pas discuter avec moi dans notre endroit préféré. Tout le monde dit que la vie continue. Tout le monde sait que j'attends toujours. Je ferai tout ce qu'il faudra. Rien ne se mettra en travers de mon chemin. Nous étions bien. Je veux retrouver tout cela. Je sais que tu ressens la même chose et je ferai tout ce qu'il faudra pour un toi, un moi, un nous.
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 12:15

Modifié le mercredi 04 juin 2008 11:17

La tentation, vous connaissez? uhmmm ben moi oui et très bien en plus car j'ai pu apercevoir aujourd'hui, cet après-midi même, les malheurs qu'elle peut engendrer sur notre vie. La tentation complote derrière notre dos, elle ne veut que notre malheur, dès qu'elle vous attrape, elle ne vous lâche plus, c'est comme si vous montez dans un manège car vous trouvez que les petits chevaux sont trop mignons et que vous voulez les regarder de plus près et là, vous ne redescendez plus jamais .Il tourne sans arrêt et vous, vous commencez à être malade donc vous cherchez une porte de sortie mais rien, c'est un cercle vicieux. Cette tentation me colle à la peau et je ne peux plus rien y faire, mon professeur de français le sait et moi aussi. Souvent, on tombe dans le piège car on est faible, sans défense, en détresse...et là elle arrive avec ses grands bras ouverts vers vous et vous, vous ne voyez rien, même pas son jeu et vous l'accueillez comme une sauveuse. Faites attention, elle fait plus de mal que de bien. Promettez-moi de ne jamais y succomber comme j'ai pu le faire, il y a quelques jours. Aujourd'hui, je peux proclamer haut et fort:

JE NE SUIS QU'UNE PAUVRE CONNE.

Ne m'aidez pas, laissez-moi pourrir seule. Je sais que le monde ne tourne pas autour de moi et que parfois on ne me voit même pas, je suis si invisible à leur yeux, ils ne voient pas ma tristesse mais peut-être que j'ai trop souvent tendance à crier sur les gens qui me viennent en aide et c'est peut-être pourquoi, aujourd'hui, au moment où j'ai le plus besoin d'eux, ils ont lâché prise et ont décidé de me laisser me débrouillé seule dans la merde où je me suis mise. J'ai souvent l'impression que je suis la raté de la famille, l'enfant non désiré. Pour réussir, il faut s'engager corps et âme avec un peu de volonté mais moi, mon âme s'est envolée et ma volonté a été semée un peu partout sur le chemin de la vie. Je n'attends plus rien. Je me dis qu'avec un peu de recul, je pourrais réfléchir à cette chose que j'ai faite et que peut-être qu'un jour, je me sentirais mieux dans ma tête. D'habitude, je vous dirais: "Je m'en fou de ce que les autres pensent de moi" mais là, ça me fait un peu mal et le rire des autres m'enfoncerait encore plus dans ce sable mouvant dans laquelle je suis. Il m'arrive presque jusqu'à l'épaule, vous vous rendez compte? Peut-être qu'un coyote viendra me manger et si vous me cherchez, vous ne retrouverez que les os d'une jeune fille qui a mérité tout ce qui lui arrive. Il y a des moments où même les meilleurs d'entre nous ont du mal à lancer un appel de détresse car on a tous besoin d'aide pour retrouver le chemin dont on s'est égaré. On peut être surpris par les engagements que l'on prend dans nos vies mais le véritable engagement à besoin d'efforts et de sacrifices qu'il faut choisir avec précaution. Ne faites pas comme moi, prenez le temps de réfléchir avant de commettre des actes ineffaçables.
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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 19:09

Modifié le mercredi 04 juin 2008 11:22

Je suis diabolique comme les pois sont rouges mais je l'ai pas fait exprès.

[...]
-Tu te rappelles toi, quand on s'était promis de ne jamais tomber dans les vices?
- Oui. Oui. Comme si c'était hier. Mais pourquoi cette question?
- Eh ben moi, j'ai succombé à la drogue. Oui, je sais. C'est pas super mais je n'ai pas pu faire autrement. C'est arrivé comme ça. Paf. Comme une massu sur la tête mais je m'y attendais. J'avais envie que ça m'arrive. Je dois être anormal.
- Oh non. Mais comment c'est arrivé? Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant?
- C'est pas si facile à le dire mais c'est à cause de toi.
- Quoi? Moi?
- Oui toi. C'est toi ma drogue..et...je sais que je n'arriverai jamais à m'en défaire. C'est plus fort que moi.
- ...
- Je t'aime.
- ...
- ...
- Je suis désolée. Mais je ne peux t'aimer en retour. Je t'ai attendu bien longtemps et maintenant, malgré moi, je suis passée à autre chose.


Je crois que j'ai tendance à fuir les gens qui puisse un jour m'aimer.

conversation avec Monsieur V.
un soir d'automne près du feu.
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# Posté le mercredi 21 novembre 2007 14:41

Modifié le mercredi 04 juin 2008 11:23

Aujourd'hui c'est décidé, je peins en blanc mes idées noires.

J'ai foncé contre un mur en béton et me suis fait mal. Des bleus partout mais plus à l'âme qu'au corps. Des maux ont rempli mon coeur depuis quelques jours et je ne sais que faire. Il me manque, je pense à lui mais je ne sais comment réagir à cette situation. J'ai du mal à prendre des décisions. Aller revoir mon médecin? Non, je ne crois pas. Il a osé me dire que j'étais en bonne santé et que je ne risquerais donc certainement pas de faire une crise cardiaque à mon âge. Quelle sottise. Je n'arrive plus à respirer. Je sens un vent frais venir me souffler des mots à l'oreille mais je n'arrive guère à l'entendre. Le ton est si glacial. Autour de moi, je ne peux qu'apercevoir des yeux aussi froids que de la pierre. Personne ne voit que je souffre. Je suis seule. La solitude me pèse. Autrefois, j'aimais cela mais aujourd'hui, j'ai changé. J'ai besoin d'être accompagné, être épaulé, me sentir aimer mais rien de cela ne se produit. Depuis cet accident, je sens mon âme saigner. Je me suis débrouillée toute seule en collant des sparadraps un peu partout sur mon corps. Je porte des béquilles qui ne me servent à rien, il y a encore plus de déchirures à l'intérieur. Vais-je tomber en morceaux comme un château de carte? Viendra-t-on m'aider? Je vis dans ce vide, ce trou noir, là où personne ne sent ma présence. Je suis cette fille qui laisse les gens indifférents. Regardez ma bouche, je vous fais ce sourire, tenu par des cures dents, qui n'est pas le mien. Je crache mon venin au premier venu. Peut-être est-ce à cause de cela que personne ne veut de moi. Un manque de confiance? Hum. Non. Une peur de faire confiance. Je cache ma vraie nature mais de toute façon, je sais que l'on s'en fiche pas mal. Chacun pour soi. Chacun ses emmerdes. On fait les faux-cul quand il le faut et sinon, on se tait. La vie n'est qu'illusion de mots. Je cherche ce foutu bonheur caché derrière tout cela. J'ai parcouru des milliers de kilomètres depuis dix-neuf ans à la recherche de celui-ci. J'ai dû fait quelques petites erreurs et il m'a filé du bout des doigts. Je crois que je n'y arriverai jamais. Je dois être comme cette pierre qui reste coincé dans l'un de vos souliers quand vous allez en randonnée et qu'après avoir fait un bout de chemin avec vous, vous me jetteriez comme une moins que rien sur le bord de la route. Le voyage aurait duré encore un peu, si par enchantement vous aviez gardé l'émerveillement de votre enfance. Mais le seul souvenir que vous en auriez tiré c'est le gène pour marcher. Je dois être comme cela. Celle qui est là quand il le faut, qui aide, qui fait passer la vie des gens qu'elle aime avant la sienne et qu'on oublie après l'avoir utilisé, tel une vieille chaussette. Vous voyez, ma vie est ainsi. Est-ce du bonheur de voir son entourage heureux, même si on ne l'est pas soi-même? Peut-être pas pour vous mais à moi, ça me fait du bien de les voir heureux, en dépit de moi. Je suis en train d'écouter une chanson qui ne m'inspire point. Et si seulement, je pouvais dire que j'ai....dans le coeur autant de noeuds que d'étoiles qui filent pour faire des voeux, des fleurs qui fanent et qui renaissent, des pluies de rêve, des nuits d'ivresse. J'ai dans les yeux autant de bleus que tout ce noir qu'on voit si peu, des coups de blues un peu jazzy, des mots qui sonnent en poésie. J'ai dans le c½ur plus de ranc½ur qu'il n'en faut pour haïr jusqu'à sa dernière heure. J'ai pour mon âme autant de s½urs que j'ai de larmes de joie et de bonheur. J'ai dans les mains autant de lignes que de destins qui me font signe. Une vie qui file entre mes doigts que je ne rattraperai pas. J'ai sous ma peau autant de tares que de délices dans ma mémoire. Des bouts de moi dont je suis fière et d'autres qui restent un mystère. J'ai sur le c½ur autant d'offenses que de fautes sur la conscience des cris qui meurent entre mes dents, d'autres qui pleurent lancinement. J'ai dans le souffle autant d'espoirs que de défauts dans mon miroir, des ombres noircissent mes tableaux, des idées noires hissent leur drapeau. J'ai et je suis. Amy. Parfois voleuse de mots et occasionnellement mangeuse de rêves. Voudriez-vous bien me prendre avec ou préfériez-vous me laisser groupir ici seule?
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# Posté le mercredi 21 novembre 2007 11:59

Modifié le mercredi 04 juin 2008 11:25

Elle est d'un naturel confiant et positif. Elle ne se laisse pas démonter lorsqu'on lui déclare : "Mais enfin, tu n'y arriveras jamais !" Au contraire, ces petites piques auraient plutôt tendance à réveiller son orgueil. Lorsqu'elle doute, elle n'hésite pas à se remettre en question et à demander conseil autour d'elle. Cependant, il arrive qu'elle perde complètement confiance en elle, qu'elle ait l'impression de toucher le fond. Mais très vite, elle se ressaisit. La vie est trop courte pour ne pas en profiter pleinement. Cette attitude constructive lui permet de profiter des bonnes surprises de l'existence. Elle est très franche, ce qui peut en gêner certains. Mais la vie est trop courte pour ne pas être vécue à fond, alors elle se moque de ceux qui ont du mal avec sa spontanéité. Elle ne fait pas toujours les bons choix, mais elle retire toujours quelque chose de ses tentatives, ses échecs, et elle ne craint pas de repartir de zéro. Bien qu'on lui dise sombre et lunatique, elle a un regard étonnamment optimiste sur la vie. Elle s'engage vite dans de nouvelles relations, mais elle peut rompre tout aussi rapidement. La difficulté à accorder sa confiance vient certainement de la crainte qu'elle ait de reproduire les erreurs de ses parents. En amour, elle a besoin de protéger, voire de materner. Pour lui plaire, son amoureux ne doit pas hésiter à laisser transparaître sa fragilité et sa sensibilité. Comme l'ami qui lui manque, elle attend qu'il soit à l'écoute de ses problèmes et adore passer des heures à chercher des solutions aux siens. A la fois amant, ami et confident, elle vit son absence comme une véritable souffrance. Elle n'a pas peur de mourir...en fait, elle a plutôt peur de...du temps...de ne pas en avoir assez pour essayer de savoir qui elle est censée être, pour trouver sa place dans le monde avant de devoir le quitter. Elle a peur de tout ce qu'elle va râter...Et puis pour finir, elle a dix-neuf ans, toutes ses dents, des idées pleins la tête.

Je suis intimement persuadée d'être différente des autres et absolument certaine qu'une vie fantastique m'attend au coin de la rue.
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# Posté le mercredi 21 novembre 2007 11:29

Modifié le mercredi 04 juin 2008 11:24